A propos des « horreurs de guerre »
Communiqué du COLLECTIF NON À LA GUERRE
A en croire les médias occidentaux, la découverte des charniers au Kosovo démontrerait le bien-fondé de lagression de lOtan contre la Yougoslavie. On sous-entend ainsi que les opposants à la guerre sont des idiots ils nauraient pas mesuré le haine qui opposait Serbes et Albanais , voire des salauds ils seraient directement ou indirectement complices des crimes contre lhumanité attribués au seul camp serbe. On ne peut évidemment que sinscrire en faux contre cette propagande infâme qui, du haut de sa morale à sens unique, nhésite pas à surexploiter aujourdhui la souffrance albanaise comme elle dissimulait hier la souffrance serbe.
1. Avant le mois de mars 1999, le bilan du conflit serbo-albanais sélevait à 2 000 victimes toutes ethnies confondues. Entre le 23 mars et le 10 juin 1999, il y eut sans doute dix à vingt fois plus de morts : du seul point de vue humain, et indépendamment de lattribution des responsabilités aux uns ou aux autres, cette guerre fut bel et bien désastreuse.
2. En provoquant le départ des 1400 observateurs de lOSCE, en adoptant une stratégie de frappes aériennes massives tout en précisant quelle excluait une intervention au sol, en exhibant à la télévision des images de foules albanaises qui brandissaient des drapeaux américains et applaudissaient à ses bombardements, lOtan a tout fait pour exacerber la haine entre les communautés rivales et permettre les pires exactions. Les Albanais en ont sans doute été les principales victimes depuis deux mois : cest au tour des Serbes de subir aujourdhui les persécutions de lUCK (plusieurs cas de lynchage et de tortures signalés) et de connaître le chemin de lexode (40 000 personnes en une semaine). Bilan de la guerre : deux gagnants (lOtan et les extrémistes), deux victimes (les populations civiles serbes et albanaises).
3. Nier les souffrances engendrées par cette guerre, et notamment subies par le peuple albanais, relèverait de linconscience. Mais la raison doit aussi primer sur lémotion : souvenons-nous des couveuses koweitiennes de la guerre du Golfe, du faux charnier de Timisoara, des 100 000 Musulmanes violées en Bosnie (en fait, 250 viols effectivement constatés par la Commission denquête du TPI) : parmi les morts que les médias occidentaux exhibent sans pudeur, combien sont les victimes daffrontements réguliers entre forces de lUCK et armée yougoslave ? De répressions de lUCK contre les Albanais « collaborateurs » régulièrement dénoncés par les séparatistes ? Des bombardements de lOtan ? Les enquêtes nous le diront dans les mois qui viennent : à lheure actuelle, la prudence la plus élémentaire exige déviter la surexploitation politico-médiatique des stratégies victimaires afin de ne pas attiser le feu de la violence qui couve sous les cendres du Kosovo.
Traduzione.
A proposito degli "orrori di guerra"
A credere ai media occidentali la scoperta delle fosse comuni del Kosovo dimostrerebbe le buone ragioni dell'intervento della Nato contro la Jugoslavia. In questo modo si dà per sottinteso che coloro che si sono opposti alla guerra sono degli idioti non si sarebbero resi conto dell'odio che contrapponeva i Serbi agli Albanesi, oppure degli individui ripugnanti, poiché sarebbero direttamente o indirettamente complici dei crimini contro l'umanità attribuiti alla sola parte serba. Evidentemente non si può che denunciare la falsità di quest'infame propaganda, che, dall'alto della sua morale a senso unico non esita a sfruttare oggi la sofferenza degli albanesi come ieri occultava quella del popolo serbo.
1, Prima del marzo 1999 il bilancio del conflitto serbo-albanese ammontava complessivamente, senza distinzione di etnie, a 2000 vittime. Tra il 23 marzo e il 10 giugno 1999 vi furono senza dubbio da dieci a venti volte più di morti: dal solo punto di vista umano, e indipendentemente dall'attribuzione delle responsabilità agli uni o agli altri, questa guerra è stata assolutamente disastrosa.
2. Causando l'allontanamento dei 1400 osservatori dell'Osce, adottando una strategia di massicce incursioni aeree, mentre precisava di escludere un intervento di terra, esibendo alla televisione le immagini de folle albanesi che brandivano delle bandiere americane e applaudivano i bombardamenti, la Nato ha fatto di tutto per esacerbare l'odio tra le comunità rivali e incoraggiare le peggiori ritorsioni. Gli Albanesi ne sono stati indubbiamente le principali vittime da due mesi a questa parte: ora sono i Serbi a dover subire a loro volta le persecuzioni dell'UCK (molti casi di linciaggio e di torture segnalati) e di prendere la via dell'esodo (40000 persone in una settimana). Bilancio della guerra: due vincitori (la Nato e gli estremisti) e due vittime (le popolazioni civili serbe e albanesi).
3. Negare le sofferenze prodotte da questa guerra, e in particolare quelle subite dal popolo albanese, sarebbe sintomo di incoscenza. Ma la ragione deve anche imporre il suo primato all'emozione: ricordiamoci delle incubatrici kuaitiane della guerra del Golfo, del falso massacro di Timisoara, delle 100000 musulmane violentate in Bosnia (di fatto, 250 casi di violenza constatati dalla Commissione d'inchiesta del TPI): fra i morti che i messi di comunicazione occidentale esibiscono senza pudore, quante sono le vittime dei normali scontri tra le forze dell'UCK e l'armata jugoslava? Delle repressioni dell'UCK contro gli Albanesi "collaboratori2 spesso denunciati dai separatisti? Dei bombardamenti della Nato? Li inchieste ce lo diranno nei prossimi mesi: oggi come oggi la più elementare prudenza esige di evitare l'ipersfruttamento politico-mediatica delle vittime per non attizzare il fuoco della violenza che cova sotto le ceneri del Kosovo.
Collectif Non à la Guerre (CNG), BP 9, 95 240 CORMEILLES
Le Collectif présentera le mercredi 1er septembre 1999 sa nouvelle
dénomination, son bureau exécutif français et européen, la liste de ses comités de
base et lancera à cette occasion sa première campagne européenne anti-Otan.
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Merci d'assurer la traduction de ce texte et de le faire circuler CNG, BP 9, 95240 Cormeilles / www. chez. com/nonguerre